Upcoming:
Penelope, The Weaving of Fate — dance performance on the beach at Saint-Aubin-sur-Mer, as part of the Matrimoine Days, Sunday, September 20 at 3:00 p.m.
Wait, Penelope... — a duo exhibition with Annie Lenoir at Espace Michel Frérot, Thaon, September 25–27, 2026.
The Metamorphoses of Ovid and Apuleius, with the Métamorphoses Association, Bretteville-sur-Odon, 2027.
Abysses, group exhibition with the Dire Autrement collective, La Bouée, Cherbourg, 2027.
Le théâtre de Léna h. Coms
De Tempêtes aux Deux Médée, en passant par Nihil Delirium et Au sujet du néant se dessine un théâtre profondément symboliste où le mythe, la poésie et la philosophie remplacent le réalisme. Les pièces de Léna h. Coms ne racontent pas seulement des histoires : elles mettent en scène des idées vivantes, des archétypes et des forces qui traversent les êtres.
Le motif le plus constant est sans doute celui d'Éros et de Thanatos, non comme pulsions psychologiques mais comme moteurs dramaturgiques. Dans Les Deux Médée, Éros est l'élan qui pousse à choisir l'intensité au prix de la catastrophe, tandis que Thanatos prend la forme de l'amertume, du sacrifice et du regret. Dans Tempêtes, ces mêmes forces deviennent cosmiques : l'amour unit la Mer et le Ciel dans une création perpétuelle, tandis que la tempête exprime la colère du vivant face à la destruction. Nihil Delirium déplace ce dialogue à l'intérieur de la conscience : le désir de vivre et de créer affronte la tentation du néant à travers la voix d'un Fou, figure théâtrale de l'emprise et de la perversion narcissique. Enfin, Au sujet du Néant élargit cette tension à l'échelle métaphysique en faisant de toute fin la condition d'une renaissance.
Une autre constante est le dédoublement. Les deux Médée incarnent deux vies possibles ; le Fou est le double tyrannique de l'Homme ; la Mer et le Ciel sont deux amants indissociables ; le narrateur de Au sujet du néant affirme et détruit sans cesse sa propre parole. Tes personnages sont rarement unifiés : ils existent dans un miroir, un reflet ou une contradiction, comme si l'identité ne pouvait naître que de la confrontation avec son autre.
Enfin, ces pièces partagent une même confiance dans le pouvoir du théâtre. Le décor de papier mâché, les cartes, les incantations, les adresses au public ou les éléments naturels rappellent constamment que nous assistons à un rituel de représentation. Le mythe n'est jamais figé : il est une matière malléable que le théâtre réinvente à chaque incarnation en faire de la poésie non un ornement du drame, mais sa véritable architecture.
Le théâtre de Léna h. Coms développe un univers où le mythe devient un outil pour penser le présent. Nourrie de la tragédie antique, de la littérature symboliste et de la poésie philosophique, son écriture donne naissance à des œuvres qui se situent à la frontière du théâtre, de la performance et de la fable. Les récits fondateurs – Médée, Œdipe, Pénélope, Orphée ou les figures bibliques – ne sont jamais réinterprétés comme des reconstitutions historiques : ils deviennent des archétypes contemporains à travers lesquels s'explorent l'amour, l'exil, la mémoire, le vivant et les mécanismes de domination.
Au cœur de cette dramaturgie se trouve un principe de dédoublement. Les personnages dialoguent avec leur reflet, leur double ou leur destin possible : deux Médée issues d'un même choix, un homme affrontant son âme dans Nihil Delirium, Pénélope confrontée à l'ombre d'Ulysse, ou encore deux oiseaux incapables de partager une perception commune du monde. L'identité n'y est jamais fixe ; elle se construit dans la contradiction, dans le regard de l'autre et dans les vies que nous aurions pu mener.
Les œuvres sont également traversées par les motifs d'Éros et de Thanatos, envisagés non comme des pulsions psychologiques mais comme de véritables objets scéniques. L'amour est une force de création autant qu'une puissance de perte ; la mort devient silence, métamorphose ou recommencement. Dans Tempêtes, la Mer et le Ciel façonnent ensemble le monde avant de voir leurs enfants oublier leur origine ; dans Les Deux Médée, la passion révèle autant qu'elle consume ; dans La fin du monde est un commencement en soi, toute apocalypse ouvre paradoxalement la possibilité d'une renaissance.
Le théâtre de Léna h. Coms s'inscrit dans l'héritage du symbolisme tout en en proposant une réécriture résolument féminine. Là où les dramaturges symbolistes plaçaient souvent la femme au rang de muse, de vierge ou de figure fatale, ses œuvres lui rendent la parole et le pouvoir d'agir. Médée, Pénélope, les sœurs d'Œdipe ou encore Eve/Marie-Madeleine ne sont plus les satellites des héros masculins : elles deviennent les centres de gravité du récit, porteuses d'une pensée philosophique, d'une mémoire et d'une puissance créatrice. Le symbole n'y sert plus à idéaliser le féminin, mais à explorer des expériences universelles – le désir, l'exil, la transmission, la maternité, le deuil ou la métamorphose – à travers des voix longtemps reléguées au silence. Cette revisite du symbolisme fait ainsi dialoguer le sacré, le mythe et les enjeux contemporains dans une écriture où la poésie devient un acte d'émancipation autant qu'un langage théâtral.
La nature occupe enfin une place centrale. Animaux, végétaux, océans, volcans ou oiseaux ne constituent jamais un décor, mais des sujets à part entière, porteurs d'une mémoire et d'une sensibilité propre. Cette vision organique du monde traverse autant les pièces que le travail plastique de l'artiste, où les espèces deviennent des intermédiaires entre l'humain et le sacré. Le vivant y est pensé comme une communauté d'existences interdépendantes plutôt que comme un environnement extérieur.
Par une langue dense, musicale et volontiers incantatoire, Léna h. Coms compose un théâtre où le grotesque côtoie le sublime, où l'humour désamorce la tragédie, et où le spectateur est constamment invité à traverser le miroir du mythe. Ses pièces proposent moins des réponses que des expériences poétiques : des espaces où les grands récits anciens retrouvent une puissance d'émotion et de réflexion profondément contemporaine.
Découvre également certaines de ces pièces à travers la compagnie Naos :
Naos is a very young multidisciplinary artistic company between the performing arts and performative and participatory installations.
Naos is the (old) dream of the neo-symbolist visual artist Léna h. Coms.
Naos is all at once a ship, a blue giant and the pediment of a sacred space. In short, we embark you in our spectacular and wonderful creations!
Naos is hosted at Labo des Arts, a wonderful place where many artists collaborate, create, and support each other in a world where creation is more than necessary but little recognized.
Naos wants to create dreamy moments and question what is timeless and yet so current: war, peace, conflict, love, nature, the feminine, the masculine, parity, rights and duties… In short, our human lives.
Naos will soon offer you three artistic corpuses:
-lost in the forest, a double monologue between dream and ecology,
-The return of Odysseus, a fragmentary monologue evoking the odyssey from Penelope's point of view,
-Matilda(s), a double monologue between Mathilde de Flandre and Mathilde urges her to give voice to those who remain when the loved one has gone to war.
By following us and giving, you move the ship forward in the waters of creation.
By following us and giving, you make the blue giant grow bigger (which will become a red dwarf, but it seems that's very good too…).
By following us and by giving, you build with us a sacred temple of creation.
To support Naos, feel free to donate to Helloasso. This will allow us to pay management fees, business cards and logistical expenses. You can click here:
https://www.helloasso.com/associations/naos
To contact Naos : naos.lhc@gmail.com
lost in the forest
lost in the forest, a double monologue between dream and ecology



The Return of Odysseus
Is Penelope crazy or is Odysseus really back? Monologue (to one or more performers) on what it would be like if those we love returned.
This piece is associated with plastic installations Penelope's Waiting.

Matilda(s)
double monologue (in the process of being created) between Mathilde de Flandre and Mathilde l'Empresse to give voice to those who remain when the loved one has gone to war




