Upcoming:
Penelope, The Weaving of Fate — dance performance on the beach at Saint-Aubin-sur-Mer, as part of the Matrimoine Days, Sunday, September 20 at 3:00 p.m.
Wait, Penelope... — a duo exhibition with Annie Lenoir at Espace Michel Frérot, Thaon, September 25–27, 2026.
The Metamorphoses of Ovid and Apuleius, with the Métamorphoses Association, Bretteville-sur-Odon, 2027.
Abysses, group exhibition with the Dire Autrement collective, La Bouée, Cherbourg, 2027.
Recherches Plastiques
Mythes, figures, et images protéiformes
Mon travail prend appui sur des figures, des récits et des images issus de mythologies anciennes, de la littérature, de l’histoire de l’art et des imaginaires collectifs.
Je les envisage comme des matières vivantes : des formes anciennes qui peuvent encore faire résonner des expériences très contemporaines.
D’une peinture à un texte, d’un personnage à une matière, d’une image à une scène, mes recherches se déplacent constamment d’un médium à l’autre. Les œuvres ne constituent donc pas des ensembles séparés, mais les différentes manifestations d’un même questionnement.
Je vous propose ici d’en suivre quelques fils.
Les mythes comme matières vivantes et écho de notre société
Les mythes constituent l’un des principaux territoires de ma recherche.
Je ne cherche pas à les illustrer ni à en proposer une interprétation définitive. Je m’intéresse plutôt à ce qui demeure vivant dans ces récits : leurs personnages, leurs conflits, leurs obsessions et les questions qu’ils continuent de poser.
Ulysse et Pénélope, Médée, Orphée, Salomé ou d’autres figures deviennent ainsi des points de départ pour des recherches qui peuvent prendre des formes très différentes.








Figures en tension
Certaines figures reviennent de manière récurrente dans mon travail.
Femmes, amants, mères, absents, doubles, monstres ou personnages en devenir apparaissent dans des situations où l’identité semble toujours instable.
Je m’intéresse particulièrement aux moments de bascule : attendre ou partir, aimer ou détruire, se souvenir ou inventer, être regardé ou regarder à son tour.
Les figures mythologiques deviennent alors moins des personnages que des présences à travers lesquelles explorer le désir, l’altérité, la mémoire et le trouble.




le corps et le théâtre
Ma peinture s’apparente à un théâtre figé.
Les personnages semblent pris dans un instant suspendu, comme si quelque chose venait de se produire ou allait encore advenir. Le cadrage, les regards, les gestes et les relations entre les figures construisent ainsi des situations plutôt que de simples représentations.
Le corps devient un lieu de tension entre l’intériorité et le regard de l’autre.
Cette dimension théâtrale se prolonge naturellement dans l’écriture, la performance et la vidéo, où l’image peut retrouver le mouvement, la voix et le temps.


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Un travail en série
Je travaille souvent par séries.
Une image n’est pas toujours considérée comme une forme définitive : elle peut être reprise, déplacée, répétée ou transformée. Plusieurs tableaux peuvent ainsi fonctionner comme autant d’arrêts sur image d’une même scène.
L’accumulation introduit progressivement une temporalité dans la peinture. Ce qui semblait immobile commence à raconter, à se déplacer, voire à prendre vie.
Le même principe peut ensuite se poursuivre hors du tableau, dans le texte, le textile, la vidéo ou la performance.


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la matière
Certaines recherches quittent progressivement la surface du tableau pour devenir matière.
Fil, tissu, assemblage, objets, volumes et installations permettent de donner une présence physique à des images ou à des récits.
Le textile occupe notamment une place particulière dans mon travail. Il porte avec lui des gestes de construction, de répétition, d’attente, de réparation ou de transformation.
La figure de Pénélope en est l’un des points de rencontre les plus évidents : tisser devient alors une manière de construire une image, mais aussi de retenir, de défaire et de recommencer.


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un travail protéiforme
Une recherche peut commencer par une image et se poursuivre ailleurs.
Un personnage peint peut devenir un personnage de théâtre. Un geste peut devenir une séquence dansée. Un motif peut devenir textile. Une scène peut être reprise dans un texte ou déplacée dans une installation.
Je ne cherche donc pas à maintenir les médiums dans des territoires séparés. Ils se répondent et se transforment les uns les autres.
Cette circulation est au cœur de ma pratique pluridisciplinaire.


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Le théâtre
L’écriture accompagne mes recherches plastiques depuis longtemps.
Elle permet de donner une voix aux figures, de prolonger une image ou de faire apparaître ce qui ne peut pas être représenté.
Certaines recherches donnent ainsi naissance à des pièces de théâtre, des monologues, des fragments ou des textes qui peuvent à leur tour devenir le point de départ d’une nouvelle œuvre plastique.


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Ces différents fils ne sont pas des catégories fermées.
Ils se croisent, se répondent et parfois se confondent. Une même figure peut passer de la peinture au théâtre, du textile à la performance, du mythe à une expérience très contemporaine.
C’est dans ces déplacements que se construit mon travail.
Et pour aller plus loin, lisez le carnet de recherches :