A venir :
Pénélope, le tissage du destin performance dansée sur la plage de Saint-Aubin-sur-Mer, dans le cadre des journées du Matrimoine, le dimanche 20 septembre à 15h00.
Attends, Pénélope... en duo avec Annie Lenoir à l'espace Michel Frérot de Thaon, 25-27 septembre 2026.
Les métamorphoses d'Ovide et d'Apulée, avec l'association Métamorphoses, Bretteville-sur-Odon, 2027.
Abysses, exposition collective avec le collectif Dire Autrement, La Bouée, Cherbourg, 2027.
Eve(s)
"A l'origine, le mot traumatisme désigne une lésion cutanée : trauma, en grec, signifie blessure."
Le symbolisme du XIXe siècle n’était pas très féministe, plus encore que dans les autres siècles, la femme y était un monstre terrifiant que la société bridait tant dans sa sexualité que dans ses droits. Le XXIe siècle est là et interroge une société dont le capitalisme qui se veut libéral, où tout semble permis. Sous ce vernis, et face aux affirmations de fluidité, de droits à disposer de son corps, de sa sexualité et de ses choix, les injonctions sociales se révèlent plus conservatrices qu’elles ne le laissent paraître.Chaque individu qui ne correspond pas au désir capitaliste est devenu un monstre, quel que soit son genre et ses aspirations, condamné quoi qu’il arrive à être écartelé entre des injonctions paradoxales et inatteignables. La série Eve·s interroge notre féminin, notre force d’affirmation, et tous ces choix, qui sous des aspects anodins, font société. À la lumière d’ouvrages tels En tenue d’Eve : féminin, pudeur et judaïsme de Delphine Horvilleur (Grasset, 2013), les portraits nus semblent prédire les mouvements de protestation pour que les femmes gardent leurs droits à disposer de leur corps et de leur esprit. Ces séries ont vocation à se décliner avec différents modèles.
accompagnez les œuvres avec un texte :
Cette série déclinée essentiellement en triptyque de deux formats différents
- à gauche « prendre le fruit »
- au centre « hésiter » et
- à droite « renoncer non sans regret
permet par un aspect ludique de nombreuses installations. Presque cinétique, elle propose au spectateur de se faire son propre film.
Elle résonne tristement avec la destinée des femmes afghanes, et à toutes celles que l’on cherche à cacher sous des voiles, sous des peaux impudiques, sous des propos artificiels, par des groupes qui figent les textes et enferment les femmes dans leur chair ou questionnent leur droit à l'avortement.
Léna h. Coms, Eve à gauche, au centre, à droite, acrylique sur toile, 70x40 cm, 2021
Vue de l'exposition solo de Léna h. Coms, Jardin d'Eden, à l'espace Michel Frérot de Thaon, 2023.
Polyptiques d'Eve, tuniques de peau et Eve 68 et 69.

Léna h. Coms, Eve à gauche acrylique sur toile, 70x40 cm, 2021

Léna h. Coms, Eve au centre, acrylique sur toile, 70x40 cm, 2021

Léna h. Coms, Eve au centre, acrylique sur toile, 70x40 cm, 2021

Léna h. Coms, Eve au centre, acrylique sur toile, 70x40 cm, 2021

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