A venir :
Pénélope, le tissage du destin performance dansée sur la plage de Saint-Aubin-sur-Mer, dans le cadre des journées du Matrimoine, le dimanche 20 septembre à 15h00.
Attends, Pénélope... en duo avec Annie Lenoir à l'espace Michel Frérot de Thaon, 25-27 septembre 2026.
Les métamorphoses d'Ovide et d'Apulée, avec l'association Métamorphoses, Bretteville-sur-Odon, 2027.
Abysses, exposition collective avec le collectif Dire Autrement, La Bouée, Cherbourg, 2027.
Orphée
Orphée (en grec ancien : Ὀρφεύς) est un héros de la mythologie grecque, fils du roi de Thrace Œagre et de la muse Calliope. Poète et musicien, il était parfois considéré comme un prophète et a inspiré un mouvement religieux appelé « orphisme ». Orphée a fait partie des Argonautes ; sa descente aux Enfers et son échec à ramener sa femme Eurydice dans le monde des vivants ont façonné son mythe.
Il semblerait que le mythe d'Orphée ne soit pas propre à la seule culture de la Grèce antique, et qu'il ait des origines plus anciennes, peut-être paléolithiques.
Apollon offre à Orphée une lyre à sept cordes et les Muses lui enseignent l'art d'en jouer : il ajoute deux cordes à sa lyre, obtenant ainsi le chiffre symbolique de neuf qui correspond au nombre des Muses. la lyre d'Orphée fut fabriquée par Hermès, à partir d'une carapace de tortue.

Léna h. Coms, Orphée, acrylique sur toile, 70 x 50 cm, 2011 (disparu dans un incendie en 2021)

Léna h. Coms, Orphée (version lyre-carapace de tortue), acrylique sur toile, 100 x 70 cm, 2011(disparu dans un incendie en 2021)

Léna h. Coms, Ophée dans les étoiles, acrylique sur toile, 50 x 50 cm, 2019. (peut-être quelque par à Senlis...)

Léna h. Coms, Ophée dans les étoiles, dessin préparartoire 21 x 29.7 cm, 2019.
(peut-être quelque par à Senlis...)
Cette série autour de Saint Jean-Baptiste, cousin de Jésus et figure prophétique du récit biblique, s'intéresse moins à la dimension religieuse du personnage qu'à la puissance mythologique de son histoire. Jean-Baptiste apparaît comme une figure solaire, ascétique et presque magnétique : celui qui annonce, celui qui précède, celui dont la parole semble posséder un pouvoir qui dépasse sa propre existence.
Face à lui se tient Salomé, dont la danse et le désir conduisent à la décollation du prophète, sujet récurent dans la peinture biblique. Entre eux se joue un rapport trouble au pouvoir, à la fascination et à la manipulation : le corps de Jean devient relique, objet de désir, mais aussi objet de possession.
Cette histoire entre en résonance, dans mon travail, avec celle d'Orphée, figure fondatrice de l'orphisme, dont la parole et le chant possèdent eux aussi une puissance presque surnaturelle. Comme Jean-Baptiste, Orphée est une figure de seuil : entre les vivants et les morts, entre le monde humain et le monde divin, entre la lumière et les ténèbres. Tous deux sont des hommes dont la parole semble capable d'agir sur le monde — jusqu'à leur propre disparition.
Saint Jean et Orphée se rejoignent autour d'une même figure solaire, lumineuse mais ambiguë : une présence qui attire, fascine et peut-être manipule. Derrière le prophète ou le poète inspiré, chantre de l'orphisme, se dessine alors une figure plus inquiétante, dont le pouvoir tient autant à ce qu'elle révèle qu'à ce qu'elle exerce sur les autres.
La série explore ainsi les glissements entre mythe, désir, fascination et pouvoir, en faisant dialoguer l'imaginaire biblique avec les récits antiques et les figures archétypales qui continuent de traverser notre imaginaire contemporain.

Léna h. Coms, Saint Jean-Baptiste I, acrylique sur toile, 60 x 60 cm, 2010. (disparu dans un incendie en 2021)

Léna h. Coms, Saint Jean-Baptiste II, acrylique sur toile, acrylique sur toile, 70 x 50 cm, 2010. (disparu dans un incendie en 2021)

Léna h. Coms, Saint Jean-Baptiste III, acrylique sur toile, 65 x 45 cm, 2010.
(disparu dans un incendie en 2021)

Léna h. Coms, Saint Jean-Baptiste IV, acrylique sur toile, 47 x 55 cm, 2011. (disparu dans un incendie en 2021)

Léna h. Coms, Saint Jean-Baptiste V, acrylique sur toile, 55 x 46 cm, 2010.
(disparu dans un incendie en 2021)

Léna h. Coms, Saint Jean-Baptiste VI, acrylique sur toile, 100x70cm, 2016.
(disparu dans un incendie en 2021)

Léna h. Coms, Être l'espace d'un instant le créateur du monde, acrylique sur toile, 70 x 50 cm, 2018. (disparu dans un incendie en 2021)

Léna h. Coms, Saint Jean-Baptiste (série rouge), acrylique sur toile et pastel gras, 2017. (disparu dans un incendi en 2021)


Léna h. Coms, J'étais un roi sans royaume, acrylique et pastels gras sur toile, 57x45cm, 2018 (disparu dans un incendi en 2021).
Inspirée par le roman d'Alexandre Brandy, Il y a longtemps que je mens, Paris, Grasset, 2018, p.14.
l'un des passages résonne avec l'une de mes séries - celle avec les tags - et a donc trouvé sa place sur une toile qui n'attendait que ça pour être achevée. Les tags évoquent les jours de prison et le désir de puissance.
"J'étais un ROI sans royaume. Jean sans terre. Non, j'avais un royaume, mais en ruines, dispersé dans l'un de mes cartons. Un royaume constitué de petites briques de couleur, ces ruines multicolores qu'il me fallait alors assembler, et qu'il me faut ordonner maintenant pour le mieux, pour continuer de construire et de jouer - en composant avec les ruines de ma mémoire."
L'auteur évoque aussi les devises de Louis XIV : NEC PLURIBUS IMPAR (au-dessus des autres) et ULTIMA RATIO REGEM (le dernier argument des rois) ; p.107.